I - Les origines

 

de la famille Bourdillon

 

 

                      Château des bordes                                                                                                            Château des Bordes -   Lith. de F. Barillet

 

Dès le XI° siècle sur le territoire d’   Urzy, à proximité de    Nevers, était installée au lieu dit les  Bordes une famille des Bordes qui édifia le château du même nom.

A la fin du  XIV° siècleImbert de  La  Platière, d’une famille venue d’ Arbois, épouse  Péronnelle des  Bordes, qui, à la mort, de son oncle     Jehan, hérite du château et du nom... Les seigneurs de     La    Platière seront donc en outre seigneurs des Bordes et ils habiteront le château.

Au XVI° siècle, apparaît pour la première fois le patronyme   Bourdillon  (ou   Bordillon) - c’est à dire petit  Borde - diminutif accordé semble-t-il aux cadets de famille : parmi eux  Gilbert et  Imbert.

* Gilbert de  La  Platière, neveu ? de  Philibert II de la  Platière, seigneur des  Bordes, conseiller et chambellan du roi    Charles  VIII, est dit  Bourdillon.   Son petit fils  Jehan II garde comme seul patronyme celui   de   Bourdillon. Il est   l’ancêtre commun de nombreux Bourdillon dans le monde entier ;

* Philibert de  La  Platière  II, seigneur des  Bordes, fut institué  Bailly et capitaine de  Mantre le 30 septembre 1494 et confirmé en cet officie en qualité de conseiller et chambellan du Roy le 13 juin 1498. Il mourut avant son père le 24 septembre 1499. Marié à  Anne de  Jaucourt, il eut quatre enfants : François de  La  Platière, seigneur des  Bordes,  Imbert de  La  Platière,  Maréchal de  France (1500 -1567)Renée de la  Platière et  Guillemette de  La  Platière.

Philibert II de la Platière
Musée de Chantilly

 

 

 

 

 

Imbert de la Platière - Maréchal de Bourdillon - Gme Lamoignon
Lithographie dessinée par Reymond et lithographiée par E. Buissière
Le Nivernois n°110

 

Le  XVI° siècle est donc le siècle de la première apparition du patronyme Bourdillon.        

C'est aussi le siècle de la dispersion de la famille : à cause des guerres de religion.   
Les  Bourdillon protestants
se réfugient à Genève. L’un d’entre eux,  Jehan II , le petit fis de  Gilbert est à l’origine d’une branche très nombreuse qui se développe en Suisse et qui par la suite émigrera vers l’ Amérique du  Nord, l’ Angleterre, les  Caraïbes, la  France, l’ Allemagne, la  Suède et la  Russie.

Au  XVI° siècle, des  Bourdillon, catholiques, sont restés en France... Ils sont peut-être à   l’origine des familles installés à  Châteauroux, en   Sologne, en  Auvergne... et ailleurs.

 

Léonard Bourdillon (1725-1802) dans son histoire de la famille Bourdillon (manuscrit n°1114) donne des éléments sur l'origine de la famille

    "Le nom de Bourdillon équivaut à celui de "Bois de chêne". La planche de bois de chêne se nomme bourdille et le tronc bourdillon.  La Famille Bourdillon est une des plus anciennes et des plus répandues, quoique partout elle soit unique, soit dans le Bourbonnais, le Beaujolais et surtout le Berri d'où sont sortis les genevois et de ceux-ci, les anglais, les américains, les suédois et autres, tous compris dans la branche genevoise, descendant du Berri où depuis des siècles, cette famille se perpétue encore".

"1420
    Cette famille prit ses armoiries en Bourgogne, en Nivernais, en Bourbonnais et au Berri, dont le blason porte"Argent au chevron de gueule, accompagné de trois anniles, de sable de Bourgogne, soit fers à moulins". Et voici comment cela s'explique. L'argent représente des planètes, la lune ; des jours, le lundi ; des éléments, l'eau ; des pierres, la perle ; des fleurs, le lys ;des vertus, la candeur, la chasteté, la charité, la franchise et la bonté. Le chevron désigne l'éperon de la botte et la demi-lune, de la fortification , pièce noble en blason.
    La branche genevoise, plus noble encore, puisqu'elle fut anoblie par la Nation, ne doit jamais oublié que ce fut à cette époque que les citoyens jurèrent solennellement de ne jamais aliéner la souveraineté. Si jamias ce serment pouvait être oublié de nobles ils deviendraient serfs."

"1520
    Simon Bourdillon, citoyen donna sa fille au mariage à Pierre Favre. Ce fut une petite fille de ce Favre-Bourdillon, qui épousa Abraham Bourdillon, mon quadrisaïeul. Ils étaient parents et protestants. Les réformés étaient déjà bien reçus par les bons patriotes genevois. Voilà les circonstances dans lesquelles se trouvaient la Patrie lorsque mes ancêtres lui donnaient déjà des citoyens. Simon lui donna David 1er".

Léonard écrit aussi dans le manuscrit 1097 :

1520 à 1525. Bourdillon XXX, soit Simon qui eut pour fille Antoinette 1ère qui se marie en 1551 et qui perdit David en 1565.
1550 à 1555. Bourdillon Pierre-Jean, fils de Louise, qui eut quatre filles, Marie 1ère en 1556, Anne 1ère en 1560, Marthe en 1567 et Philiberthe en 1569, ainsi que cinq fils, Jean II en 1558, Joël en 1561, Pierre 1er en 1562, Jean III en 1564 et Jacques 1er en 1565. En tout 9 enfants. les registres de ces temps là ne présentent le plus souvent que les noms des femmes et ne disent rien de leurs familles.
Voilà les parents qui ont précédé mes aïeux, leurs noms sont souvent indiqués Bourdïon, et lorsque j'eus chez moi quelques uns du Pays, où la souche de notre famille existe encore dans les principales villes du berri, c'était ainsi qu'ils mouillaient les deux ii en prononçant notre nom..
J'aurais voulu remonter ma généalogie à l'origine de cette souche, mais je ne pus en obtenir les documents. J'appris seulement que le maréchal de Bourdillon sortait bien de la famille, mais je vois par son histoire, que, quoiqu'il fut marié deux fois, il ne laissa point d'enfants.
Ceux qui viennent à Genève à la fin du XVème siècle étaient donc du nombre des natifs citoyens qui n'avaient pas été reçus Bourgeois.

 

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