V) Ami Bourdillon

(1670-1753)

 

Ami , le deuxième fils de Bernard, le frère de Jean-Georges, est à l’origine des branches cadettes Bourdillon. Il fut Régent au Collège en 1704 (le portrait, ci-joint, appartient à Francis Bourdillon). Il sera, plus tard, élu au Grand conseil en 1746.

Il eut avec Dorothée Hortal 16 enfants parmi lesquels, Henriette-Judith l'aînée qui partit en Russie,  Ami, que nous appellerons Ami II, Jacob qui partit s’installer à Plymouth, Gédéon qui s’installa à Londres comme négociant, Benedict qui partira en Angleterre et pour l’Amérique et enfin Jean.

 

 

Léonard Bourdillon (1725-1802) dans ses manuscrit 1097 et 1103 relate une curieuse affaire de succession à Issoudun.

 

 

 

Henriette-Judith, partit à l'âge de vingt ans en Russie. Léonard Bourdillon (1725-1802) dans son histoire de la famille Bourdillon relate l'histoire d'Henriette-Judith Bourdillon
1773
"Le 29 juin, Henriette-Judith, fille de Jean Bourdillon et de Jeanne Caille partit à l'âge de vingt ans pour Saint Pétersbourg, en qualité de gouvernante de la jeune fille de S.E. le Comte Vladimir Orloff, grand Chambellan de sa majesté l'Impératrice de toutes les Russies".

Ami II, directeur des Coches qui font le trajet de Berne à Genève eut sept enfants dont Gédéon-Marie.

Gédéon-Marie
(1738- ?) est un indépendant. Il fait du commerce. Il voyage beaucoup en faisant les Foires des villes importantes de France pour vendre des montres et des horloges. Léonard disait de lui que c’était " l’homme aux aventures ".

Son fils, Antoine Jean-Louis (1782-1856), s’établit comme négociant en Avignon, puis à Paris. Il fut bibliophile éclairé. Son cabinet de livres précieux et de manuscrits étaient connus de tous les amateurs. En 1822, il fait l’acquisition d’un manuscrit du XIII° du poème de Roncevaux : la " chanson de Roland ". Il se convertit au catholicisme sous l’influence du vicomte de Bonald, fervent catholique, pour ne pas dire fanatique. En 1847, Il rompt avec sa famille de Genève. Il vend une partie de ses livres et manuscrits, entre autres un célèbre manuscrit du roman d’Alexandre ; ils atteignirent des prix très élevés. Il devient misanthrope, s’enferme dans ses livres. Il lègue toute sa fortune et ses livres à la ville de Châteauroux.  La raison de ce choix reste mystérieuse : pense t-il que Châteauroux est le berceau de sa famille ? Il existe en tout cas une authentique branche Bourdillon qui a vécu dans la ville de Châteauroux. 

Il existe à Châteauroux une rue et un gymnase qui porte le nom de Bourdillon.

Antoine Jean-Louis

Buste appartenant à la bibliothèque de Châteauroux

 

 

 

Gédéon est à l’origine de la branche Bourdillon-Brownlow. Ses descendants s’installèrent en Hollande.

Gédéon arriva à Londres en 1731. Il s’y installe comme négociant. Ses descendants resteront pendant quatre générations en Angleterre, puis s’installèrent en Hollande. Brownlow Cole (1806-1892) est capitaine de cavalerie au Bengale. Son fils Bourdillon Brownlow Emile s’installe à La Haye où il devient Professeur. Il aura quatre enfants : trois filles et un garçon Emile. La fille de ce dernier, Madame Carrie Bourdillon-Kennedy, née en 1946, réside à Voorburg. Elle est la dernière descendante du rameau Hollandais.

Benedict (1710-1745) est à l’origine des rameaux anglais.

Benedict, fils d’Ami, émigre de Genève pour l’Angleterre à l’âge de 25 ans. Il ne reste pas longtemps en Angleterre. Il se marie, il est ordonné prêtre et part, le 30 octobre 1737, pour le Maryland (à cette époque colonie britannique). Il fut nommé recteur de l’église St Paul à Baltimore. Sa situation financière était précaire ; son salaire était payé très irrégulièrement compte tenu des difficultés du Maryland à trouver un débouché régulier pour le tabac. Huit ans après sa mort, sa femme et ses deux derniers enfants rentrent en Angleterre. Thomas Jacob, son fils, était chapelier. Il eut lui même deux fils Thomas et Francis.

Thomas (1772-1854), prêtre à la paroisse de Fenstanton, épouse Ann Ellen Dewar. Il eut dix enfants. Parmi eux James, Edmund et Francis.

Révérend Thomas et Fenstanton church (10 miles north of Cambridge) - Fenstanton Vicarage home of Thomas

Jean (1719-1783) est à l’origine branche française cadette

Jean, dernier fils d’Ami, était secrétaire de la chancellerie. Il eut plusieurs enfants :

* Henriette Judith qui fut gouvernante de la fille de son excellence le comte Vladimir Orloff, Grand Chambellan de Sa Majesté l’Impératrice de toutes les Russies ;

* Pierre Daniel, pasteur à Dardagny près de Genève. Suspendu par le tribunal révolutionnaire, il émigre, avec sa femme et son fils, à Charleston en Caroline du Nord. Il meurt le 17 juin 1796 en essayant de sauver son église que des malfaiteurs avaient incendiée. Léonard évoque cette histoire dans son journal.

* Louis Marie Gédéon, son dernier fils, partit lui aussi en Caroline où il fut négociant. Il se trouvait à 300 lieues de son frère Pierre Daniel, pasteur. Il mourut noyé, avec son fils Charles, en cherchant à franchir le blocus continental le 16 janvier 1810. Son dernier fils James, né à Paris, le 20 mai 1791 eut plusieurs enfants.

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